Cela fait longtemps que je ne parle plus de films, et pourtant, nous en regardons chaque semaine à la maison! Et ce temps pluvieux et mitigé (on oscille entre -10 et +10 ces jours-ci) est propice aux visionnements. En voici deux, un récent et un ancien...

 

19634258Les femmes du 6e étage

Touchée! Je suis sortie de ce film la tête pleine de souvenirs….  Ce qu’on y décrit est tellement bien vu!  L’appartement, la cuisine au bout de l'interminable couloir, les chambres de bonne, l’escalier de service, la bonne espagnole, je me retrouvais projetée enfant dans l’appartement de mon grand-père quand Carmen me servait le petit déjeuner dans cette cuisine d’un autre temps, surtout pour moi petite Canadienne en vacances à Paris. Imaginez que l'appartement de mon grand-père, dans le 9e, n'avait pas le chauffage central!  On chauffait encore au charbon... Le graphisme du film, les couleurs de cette époque, tout y est parfaitement retracé et joué avec doigté, on n’en attend pas moins de Lucchini, qui pour une fois sort des son rôle habituel de comique. Il y a juste un bémol : la maîtresse de  maison, un peu trop moderne dans sa façon de s’exprimer et de bouger.... et une fin à l'eau de rose très prévisible. Sinon, à voir!

 

 

19209164(Revu avec les enfants, même le petit qui s’est endormi) Braveheart, de Mel Gibson

J’avais oublié qu’il l’avait réalisé en plus d’y jouer, avec brio et la sauvagerie appropriée, la vie de Wallace, ce héros écossais, qui se révolte contre l’envahisseur anglais. 1280-2012, les choses ont bien changé!  En apparence, oui… Et pourtant, la question n’est toujours pas tranchée et au vue des débats sur le futur référendum sur l’indépendance d’Écosse, on peut se le demander. Ce film nous a permis de revoir un peu l’histoire. J’aime bien ce peuple, j’ai toujours rêvé d’aller en Écosse. Je crois qu’on est tous un peu écossais quand on voit avec quel acharnement ces hommes et femmes se sont battus pour survivre sur leurs rochers…  Leur combat, leur résistance force l’admiration. Il y a beaucoup d’Écossais et de leurs descendants au Canada. A Montréal, leur emblème, le chardon, est sur le drapeau. Le chardon, quelle évidence pour ce peuple! La mauvaise herbe a pour vocation d’être résistante. Un film qui vaut la peine de revoir, malgré la dureté de certaines images... mais le film reste fort!

 

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Sinon, hier, nous avons ressorti en catastrophe les bottes de pluie - les bottes de neige prennent l'eau quand on saute comme le fait Tintin dans les flaques - que dis-je les étangs - qui se forment dans la cour. Serait-ce déjà le Printemps qui s'annonce?  Méfiance, méfiance, l'hiver canadien n'a pas encore dit son dernier mot...

Bon week-end!