Ma fille aussi se replonge dans ses photos d’enfance… qu’elle affiche sur FB. Je réalise mieux le Temps passé… 52 ans pour ma moitié hier!

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Vieux pull vintage… acheté au Pérou, sur un marché, pure laine alpaca. Je ne sais pas si on en trouve encore des comme ça. Que du fil naturel, pas affiné.  A l’époque, nous voyagions pas mal dans les Andes et Maman achetait souvent de l’artisanat partout sur tous les marchés qu’on traversait, sans trop savoir pour qui, ni pour quand, c’était pas cher, et ça faisait vivre les indiennes, qui avaient gardé les bêtes, filé le fil et tricoté les dits vêtements. [Dommage, j’ai eu une époque anti-artisanat, et je n’ai presque rien gardé.]

Ce pull appartient à ma soeur. Malheureusement, son passage aux Antilles l’a un peu malmené. Des mites lui ont troué un poignet. Quand j’ai vu cela l’automne dernier, je lui ai dit, confiante, que je le lui réparerai facilement. Il suffisait de détricoter le poignet, et de le retricoter. Il était devenu plus large que l'autre en plus... On trouverait bien le moyen avec le fil de le refaire en mieux.

ERREUR! Ces petites indiennes ne tricotaient sûrement pas en suivant un modèle. Chaque deux mailles, il y a un nœud – oui un nœud simple, mais un nœud quand même. Me voilà donc depuis plusieurs semaines, voire deux mois maintenant, à détricoter maille par maille, en passant le double fil dans le noeud, un travail de fourmi… le fil se rallongeant, cela prend de plus en plus de temps! Quand j'arrive à faire un rang d'affilée, je soupire... Plus que deux rangs et je serai enfin dans le trou!

Mais bon, un pull pareil, non pas l’objet, mais tout ce qu’il signifie, ne vaut-il pas tous ces efforts?

Ça m’a fait penser à cet article (à faire lire à nos philosophes en herbe) dans le dernier numéro du magazine CLÉS (que vous pouvez feuilleter en cliquant sur le lien)

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