ou PG. Voir pour la définition.

On est passés à ce symbole à la maison quand il s'agit de regarder un film.  De plus en plus de films sont qualifiés PG - parfois on se demande un peu pourquoi - d'ailleurs, on y perd son latin entre les différents systèmes, sans compter qu'au Canada, c'est de juridiction provinciale! Tintin a déjà vu des PG-13 (Harry Potter 6 et 7 par exemple). Bref, tout ça pour dire qu'il devient plus intéressant de regarder un film avec lui.

La saison cinématographique a donc repris de façon plus intense à la maison, mauvais temps et froid aidant... Ce mois-ci, deux films PG ont retenu notre attention - je vous passe sous silence les films d'animation, les énièmes versions de super-héros, on les regarde aussi, mais est-ce nécessaire d'en parler? Deux films donc, qui ont plus de traits en commun finalement, qu'on pourrait le croire à prime abord...

Kon_Tiki_Thor_Heyerdahl_fr

Kon-Tiki http://www.kontikidefilm.com/ de Joachim Roenning & Espen Sandberg - PG-13 (Ah pourquoi???)

Pris un peu au hasard à la bibliothèque, voilà un film d’aventures qui plaira à toute la famille!  D’abord, parce que c’est un bon film, de facture classique certes, mais bien fait. Aussi parce qu’il s’agit d’une histoire vraie, celle de Thor Heyerdahl et que souvent, celles-ci sont plus inspirantes ou trouvent un écho un peu plus authentique en chacun de nous. Avouez : traverser le Pacifique,  sur un radeau construit comme à l’époque pré-colombienne, tout ça pour faire la démonstration d’une hypothèse scientifique, il fallait le faire. Ajoutez quelques facteurs (aggravants): l’époque post-2e guerre mondiale, peu propice à ce genre de folie, une bande de Norvégiens (et un Suédois) n’ayant pas froid aux yeux – mais après tout, ce sont des Vikings, non? – de la jeunesse, de la beauté, la mer, la destination polynésienne… sans compter l’aspect éducatif, qui nous a fait passer, Tintin, son père et moi, plusieurs soirs à scruter l’atlas, en quête d’explication sur cet océan, ses puissants courants, sa faune. Sans compter les explications offertes dans les Special Features, toujours intéressantes pour faire durer le plaisir. Bref, succès - et dépaysement - assurés (surtout si vous regardez le film en V.O., en norvégein donc!)

[Je n’avais absolument jamais entendu parler de cette aventure ni du livre qui s’en est suivi, ce qui m’a énormément surprise, étant donné le rôle du gouvernement péruvien dans cette expédition – apparemment, pas au programme d’histoire et de géographie du Pérou, pourtant scrupuleusement suivi pendant mes six ans de scolarité dans ce pays! Un vrai mystère…]

Et on va lire le livre du coup!

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42 de Brian Helgeland - PG

Au même moment, ou presque, Jackie Robinson devenait le premier Noir à jouer dans la ligue nationale de baseball américaine. 42 relate ces deux années cruciales de sa vie, 1946 et 1947. Film classique et bien réalisé, très bien interprété de plus, sans trop de mièvrerie de part et d'autre, ni de tentative vaseuse d'expliquer, juste raconter comment c'était. Le baseball n'est vraiment pas ma tasse de thé, mais on se laisse vite prendre dans cette histoire incroyable, celle d'un jeune joueur dans la ligue noire - oui, en 1946 il y avait encore une ligue pour les Noirs et une ligue pour les blancs aux États-Unis, et il était absolument hors de question de les mélanger. Les deux acteurs principaux, Chadwick Boseman dans le rôle du jeune Jackie et le fabuleux Harrison Ford dans le rôle du propriétaire des Dodgers, Branch Rickey (il est presque méconnaissable!), à l'origine de cette "folle idée" sont remarquables. Un film pour tout public, qui permet d'expliquer la ségrégation aux enfants de manière concrète. Là encore, discussion post-visualisation assurée...

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Sinon, on a bien reçu 25 cm, nouveau record pour novembre. Business as usual... les réflexes reviennent vite, juste l'hiver qui est un peu d'avance quoi!