[Je suis encore dans l'incompréhension des événements. Comment en arrive-t-on là? est une question qui m'obsède... Le remède à ce puits sans fonds est en partie de reprendre la lecture et de continuer à explorer notre monde, si lumineux et aussi si sombre.]

J'ai reçu plusieurs livres à Noël, j'en reparlerai. Mais pendant les vacances, avant donc, j'étais plongée dans une belle série qui est venue adoucir les journées si moches et sans neige.

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Pour ces lectures, un seul sujet : el Camino. Des livres empruntés à la bibliothèque en prévision de ces vacances de Noël. En avant route d'Alix de Saint-André, Immortelle randonnée de Jean-Christophe Rufin, Je pars de Hans-Peter Kerkeling.

Chaque après-midi, j'ai aussi marché, mais pas comme dans ces livres, pas encore du moins.

J'ai marché seule, le plus souvent, aucun membre de la famille n'ayant le goût de me suivre sur les sentiers glacés et dans le vent de cette fin décembre, au climat tout à fait inhabituel. La neige n'était presque plus, et la pluie tombée transformée en glace. Peu importe!

La graine est plantée.

« Et là, dans ces splendeurs, le Chemin m’a confié son secret. Il m’a glissé sa vérité qui est tout aussitôt devenue la mienne. Compostelle n’est pas un pèlerinage chrétien mais bien plus, ou bien moins, selon la manière dont on accueille cette révélation. Il n’appartient en propre à aucun culte et, à vrai dire, on peut y mettre tout ce que l’on souhaite. S’il devait être proche d’une religion, ce serait à la moins religieuse d’entre elles, celle qui ne dit rien de Dieu mais qui permet à l’être humain d’en approcher l’existence (.../…) il met le moi en résonance avec la nature. Comme toute initiation, elle pénètre dans l’esprit par le corps et il est difficile de la faire partager à ceux qui n’ont pas fait cette expérience. » Extrait d'Immortelle randonnée.

« Un jour, un poète écrira une ode aux tissus synthétiques : légers dans le sac, infroissables et séchant vite… Vive la laine polaire et les chaussettes de randonnée à bouclettes anti-ampoules ! Seule exception : la petite culotte de coton. Quand on marche, rien ne remplace le confort d’une petite culotte en coton. Grande, la petite culotte : une taille au-dessus, comme pour les chaussures. Car, …/… quand on marche, les pieds gonflent, et les élastiques frottent.  Extrait de En avant, route!

J'ai aimé toutes ces lectures, pour ce qu'elles disaient du chemin ou pas, mais surtout pour ce qu'elles disaient de leur auteur, tous si différents et s'étant mis en marche pour des motifs variés, confus, parfois sans raison. Depuis, le chemin n'arrête pas de me faire signe. La seule question qui demeure est : quand partirai-je?