5 heures 30 et trois points plus tard...
Hier fut une journée « garçons ». Vous savez, ce genre de journée qui commence dans un râle de mec et qui finit dans un râle de mec… Sauf que cette fois, moi aussi je râlais!
Le « grand » est malade depuis quelques jours, c’est pénible. Mais comme beaucoup d’hommes, il recule le moment d’aller voir le médecin, encore plus celui de s’arrêter et d’offrir à son corps malade un peu de repos. Enfin, le mien est comme ça. Mais ça ne l’empêche pas de se plaindre, hein!
Le « petit », lui, c’était inévitable un jour ou l’autre, a fini par se blesser assez sérieusement pour avoir besoin de sa première couture… Cette fois-ci, il n’a pu éviter le banc qui était dans sa trajectoire après qu’un camarade ait mis fin un peu abruptement à sa course.
Le hic, c’est qu’il a fallu aller aux urgences. Or, qui dit urgences bénignes (ce qui était notre cas) dit longue attente. Pendant ce temps, le « grand» avait finalement décidé de consulter un médecin… et attendait, sans voiture, qu’on vienne le chercher, bronchitique qu’il était officiellement maintenant, il avait rendu les armes (mais continuait de râler)!

Mon petit balafré, une fois le bandage de l'école* retiré. Une sourcil qui retombait un peu...
J’ai donc passé une première journée de semaine fort sympathique et me suis maudite de n’avoir ni tricot, ni livre, ni jouets, ni goûter, ni d’eau dans mon sac, moi qui n’avait même pas déjeuné! 5 heures 30 pour trois points, c’était vraiment long! Aucune activité possible dans la 2e salle d’attente, après le triage – dans la première, télé, fauteuils confortables, distributrice d’eau et de jus, mais on n’y est restés que 30 minutes – rien pendant 4 longues heures, pas un vieux magazine, pas une feuille de papier, pas un crayon, rien pour occuper les enfants… dans un hôpital pour enfants! Pas moyen non plus d’aller chercher quelque chose à nous mettre sous la dent, de peur de rater notre tour… J’en ai été réduite à vider mon sac et Tintin à dessiner sur de vieux bouts de factures et à jouer aux quelques jeux trop difficiles de mon téléphone portable, autant dire que ça n’a pas duré longtemps… et qu’on a assez vite fait le tour des devinettes dont je pouvais me souvenir.
Attente pénible donc dont je ne blâme pas les médecins, ni les infirmières mais l’organisation. Ne pourrait-on pas nous donner un RV dans un créneau horaire pour ce genre de procédure somme toute banale? A-t-on vraiment besoin d’un médecin spécialiste pour faire des points, ne pourrait-on pas laisser une infirmière le faire? Et laisser les ressources si rares aux cas plus graves? Et ne pourrait-on pas faciliter l’attente aux parents et surtout aux enfants? Nous étions nombreux hier pour des urgences bénignes, ça doit quand même est le cas de figure le plus courant… certains parents, mieux informés avaient carrément apporté la boîte à lunch, le sac de jouets, le café chaud… voire du travail. J’étais surprise de voir les poussettes et les parents si chargés, maintenant, je sais pourquoi (et en même temps, je mesure ma chance de ne jamais y aller)... You know when you enter; you never know when you will get out! dixit ma voisine d’attente.
Pour finir, quand enfin mon courageux petit bonhomme a été recousu sans broncher, la machine pour payer le stationnement (qui avait atteint le tarif maximum pour la journée!) a avalé ma carte de crédit et le ticket censé m’ouvrir enfin la porte du retour à ma vie normale… One of THESE days!
* Mention spéciale à la responsable de l’infirmerie de l’école. J’ai récupéré un petit garçon tout calme, qui ne saignait plus (mais dont les vêtements étaient clairement plus explicites sur la réalité de la blessure), et qui ne voyait vraiment pas pourquoi il fallait aller à l’hôpital… Ah ces mecs je vous dis!