Rentrée universitaire (2) [ou retour aux sources]
«Les arbres ont poussé. Pour le reste, presque rien n’a changé.»*
C'est la réflexion qu'on s'est faite en allant cette semaine accompagner, cette fois définitivement, Mimi pour sa rentrée. Encore une voiture pleine… A se demander comment elle a fait pour caser autant de choses dans un si petit espace! 9m2 qu’elle a entièrement repensé, mesuré et dont elle a mis à profit chaque cm2 (pour se rassurer?).

Quand nous sommes arrivés avec ses paquets, nous avons découvert que le mini-frigo de sa chambre ne fonctionnait pas… Quelle poisse! Pendant que je faisais la queue à l’unique comptoir qui dessert les 1100 chambres de résidence pour demander son remplacement, Mimi et son père ont terminé de tout caser - et moi je me suis calmée. Devant moi, plusieurs parents manifestement étrangers, et venus pour une semaine installer leur enfant, j'ai mesuré notre chance d'être si proches!
Puis nous sommes partis tous les trois à pied faire le chemin qui l’amènera tous les jours à ses cours. Tant de souvenirs dans ce quartier! J’ai été étudiante à l’UdM, j’ai foulé maintes fois ces mêmes chemins, et tout est comme avant… ou presque.
Curieuse sensation de faire un voyage dans le temps pendant cette première partie de la journée. La faculté d’aménagement est presque en face, à quelques centaines de mètres près, de l’hôpital où Mimi a vu le jour…. Dans une chambre nettement plus spacieuse mais du même style architecturale des années 50 que sa chambre en résidence, coïncidence ou destinée? Impression de ramener notre fille là où tout a commencé pour elle, pratiquement sur les lieux de son premier souffle -- et devoir recouper le cordon, à l'évidence épreuve cette fois plus difficile pour son papa.
Un de ses dessins qu'elle a apporté... réalisé à partir d'une photo prise dans sa bassinette d'hôpital à 2 jours!
Nous sommes passés aussi devant la garderie bleue où les filles ont passé leurs premières années, puis sur notre campus, à l'époque le flambant neuf édifice des HEC, tant à mon mari qu’à moi quelques années plus tard. Mimi sera bien ici, en terrain connu, comme une évidence.
Malgré tout.
Puis repas chez notre vietnamien préféré – qui depuis 20 ans a le même menu, où nous avions nos habitudes et qui pratique toujours des prix accessibles. Et l’après-midi, courses, courses, courses.
(à suivre)
*Voir La mesure du Temps!
