13 novembre 2009
Mitaines, manchettes ou... ?
Voici ma petite contribution pour le
du mois de novembre.
Mitaines "Choses" assorties à mon trendy châle fini juste à temps en octobre (dont la bordure a depuis été terminée et les fils rentrés) en alpaca gris clair et mohair bleu glacier et une 2e paire de mitaines réclamées par Yaya en mélange alpaca et laine blanc mouton, agrémentée de petits rubans récupérés à l'intérieur de robettes. Modèles inspirés par ceux des Accessoires de la Droguerie et tricotés en un soir (aaaah, ca fait du bien de petits projets, vite faits bien faits!).
mitaine
nom féminin
(ancien français mite, chatte)
- Gant ne couvrant que la première phalange des doigts.
- Au Canada, en Suisse, moufle.
manchette
nom féminin
(de manche 2)
- Demi-manche servant à protéger le bas de la manche.
Nous voilà bien avancés. Pas de doigts à mes travaux, donc ce ne sont pas des mitaines. De toutes façons, ici les mitaines étant des mouffles, on avait déjà éliminé. Mais seraient-ce des manchettes pour autant? Non plus, car le pouce y a sa place et ces "choses" recouvrent bien la moitié de la main et la naissance des doigts.
Alors, c'est QUOI?
11 novembre 2009
Des coquelicots pour se souvenir
In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.
We are the dead. Short days ago,
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields
Take up our quarrel with the foe:
To you, from failing hands, we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields
Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.
Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici,
Au champ d'honneur.
À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.
Lieutenant-colonel John McCrae
Il y avait foule en ce 11e jour du 11e mois, juste avant 11h, pour se souvenir de cette date importante, mais aussi de toutes les autres, et surtout de ceux qui y ont laissé leurs vies.

La cérémonie était émouvante, très simple, sans discours. La gouverneur général du Canada, Michaelle Jean est arrivée, dans son uniforme de chef des Armées du Canada, accompagnée de son mari. Le premier ministre Stephen Harper, l'avait précédée, accompagné de sa femme Lauren et de leurs deux enfants. Puis, ce fut l'arrivée en grandes pompes (et en un long défilé de voitures et camionnettes) de leurs altesses royales, le prince Charles, et son épouse, Camilla, duchesse de Cornouailles. Et oui, si vous avez regardé attentivement la photo ci-dessus, ils sont tous là, the Royal Themselves, au milieu des invités de marque. Puis, deux minutes de silence, et 11 coups de canon, pendant que les fleurs étaient déposées au pied du monument aux morts.
Et si le Prince Charles a été fidèle à son image, pas très souriant et toujours guindé, Camilla a été plus agréable à regarder. A la fin de la cérémonie, les spectateurs ont réclamé un bain de foule, en vain. Camilla a salué avec chaleur de la main, hésitant un millième de seconde, avant de suivre son mari dans la voiture officielle.
C'était Parciparla, en différé, sur la colline du Parlement, à Ottawa.
***
Edit du 12 : hier, j'ai pu constater combien il était agréable de vivre dans une "petite" capitale. Aussi de jouir de tant de libertés et de vivre parmi des citoyens respectueux. Partie à 10h de chez moi en voiture en me disant que je serai probablement bloquée avant Rideau Hall et donc que j'aurai à marcher une bonne vingtaine de minutes pour me rendre sur place (je m'étais d'ailleurs chaussée en conséquence!), j'ai trouvé facilement à me stationner (gratuitement!) près de la basilique Notre-Dame, à 5 minutes de marche à peine du monument aux morts. A 10h25, j'étais sur place, pas de queues, pas de fouilles, j'ai pu chercher un bon spot, près des camions de télévision, pour apprécier la cérémonie. Le périmètre de sécurité était restreint et rempli d'invités. Pourtant, il y avait foule puisque le jour est férié.
Je me suis dit que tous ces soldats étaient aussi morts un peu pour qu'on est ce genre de société : libre et respectueuse.
10 novembre 2009
Corvée et pot-au-feu
Depuis que je reçois la newsletter de cuisineweb.fr, sans que je sache vraiment ni comment ni pourquoi, je consulte chaque semaine d’un oeil distrait la liste de recettes suggérées… Comme je fais cela au bureau entre deux dossiers, c’est rare que je m’y attarde!
Mais, la semaine dernière, je suis tombée sur une recette de pot-au-feu suggérée par le chefsimon.com et le froid aidant, la corvée de feuilles méritant un bon plat réconfortant, ça m’a donnée une folle envie de faire mon premier pot-au-feu de la saison.

Une toute petite partie du jardin... il nous faut 2 week-ends pour venir à bout de la corvée des feuilles et tout le monde participe (les ados en râlant), même le petit!
D’habitude, pour faire un pot-au-feu, je mets tous les ingrédients au pif au mètre et hop à cuire pendant 2h. Cette fois, j’ai suivi les conseils du chef qui ont fait une différence :
- faire cuire d’abord la viande avec les verts de poireaux et des oignons (plus une vieille branche de céleri qui trainait dans le bac des légumes...) et toutes les épices SAUF le sel, dans la marmite remplie d’eau.
- A la mi-cuisson (après 1h30), retirer les poireaux (je n’ai pas jeté tous les verts comme le préconise le chef, mais seules les feuilles les plus dures) et ajouter le sel, afin que le bouillon soit gouteux mais la viande aussi (lire la conclusion du chef Simon à ce sujet, très instructif!
- Faire cuire les os à moelle dans la 2e partie de la cuisson, en les ajoutant dans la marmite et les mettre de côté une fois cuits.
- Ajouter les légumes que l’on mange (navets, carottes, poireaux et oignons rouges) seulement une heure avant la fin de la cuisson

Résultat : une viande vraiment tendre et goûteuse (3 h de cuisson à tout petit feu, soit thermostat réduit à 3-4 une fois que le mélange bouillonne) et des légumes qui gardent une très bonne consistance et couleur. Quant au bouillon..... il est tellement délicieux que les enfants en réclament chaque jour depuis! A refaire absolument...

La recette originale et en images est là.
Mon adaptation : pas de légumes coupés fins, j’aime mieux les gros morceaux dans le pot-au-feu, et j’ai gardé les verts de poireaux, et des herbes de provence. J’ai aussi improvisé avec la viande, vu que la coupe n’est pas la même ici. Enfin, j’ai fait cuire à même la moitié de bouillon récupéré sans trop filtrer de fines nouilles à soupe cuites en 8 minutes. On mangera l’autre moitié de la même façon un soir de cette semaine!
La cuisson lente fait une grosse différence comme sans doute aussi une petite pause entre la fin de la cuisson et le réchauffement du plat 2 ou 3 heures plus tard. Voilà un plat super facile à faire, économique et qui sent l'authentique campagne française, oui, oui, même ici!
09 novembre 2009
Les couleurs du Mexique
La prochaine fois que vous irez que votre conjoint ira au Mexique en vacances voyage d'affaires, faites-moi rappeler qu'il DOIT me rapporter quelque châle ou foulard de cet endroit... Ça change des souvenirs artisanaux dont on ne sait plus quoi faire une fois revenus dans notre coin de pays!
Cliquez sur la photo pour accéder à leur site et ensuite sur catalogue pour voir ces merveilles. C'est le "Hermes" mexicain, ils ont des imprimés fabuleux, vraiment originaux (j'ai l'oeil sur le modèle Bougainvillier dans les Long scarves). Et pour un petit guide des différentes façons de porter le foulard, cliquez sur Download en bas de l'écran et ensuite sur Extras et téléchargez leur pdf!
J'avoue, j'ai un faible pour les foulards...
06 novembre 2009
Les rouges de l'automne
Après les jaunes et l'orange...
Rouge vif Rouge profond Rouge Canada
J'ai eu du mal à en trouver cette année dans mon quartier. Heureusement, près du bureau, de nombreux arbres décoratifs ont été plantés. Parmi eux, sans doute mes préférés, une allée de chênes rouge du Japon. Je vous les gardais pour novembre, maintenant que les arbres sont tout nus et tout gris, histoire de mettre un peu de couleur... Admirez!
A l'extérieur: un bel érable rouge et sa fameuse feuille si symbolique, l'allée de chênes rouge du Japon et ses feuilles si caractéristiques (si elles restaient si rouges, on pourrait en décorer le sapin de Noël), un arbre décoratif aux fruits rouges dont je ne connais pas le nom, ainsi que cette étrange fleur blanche sur tiges rouges trouvée dans notre forêt. Les couleurs de Poste Canada (les lents, ceux qui mettent plus que 2 semaines à faire traverser des grosses enveloppes outre-atlantique...)
A l'intérieur : pas encore de décorations de Noël pour égayer les journées sombres... c'est plutôt le petit coquelicot rouge en souvenir des vétérans de guerre qu'on voit s'épingler partout en ce moment. Mon coussin rouge, ma bougie et mon aspirateur (!) sont autant de touches de couleur. Et pendant que Mimi décline les tenues de ses danseuses, je me régale avec la compote de prunes d'Agathe!
Gourmande que je suis, j'en ai caché 2 pots en réserve pour les fêtes de Noël! C'est que c'est divin ce petit goût de romarin... et ça fait oublier le gris!
04 novembre 2009
Wanted
J'ai rapporté de notre voyage à Paris, une très jolie laine mohair Annie Blatt achetée au Comptoir des Fournisseurs et j'ai enfin décidé ce que je vais en faire... une étole en dentelle!
Le hic, c'est que j'ai pas de modèle et sans instructions, la dentelle... je ne m'y risquerai pas! Je souhaite quelque chose comme cette étole Jardin des Plantes ou similaire (mais pas de triangle!).
Si une tricoteuse voudrait bien faire un échange, je suis partante!
02 novembre 2009
C'était Halloween
Il faisait froid ce matin là. On pouvait sentir dans l'air que quelque chose se tramait. Les arbres, dans la nuit avaient tous perdu leur feuilles, d'un coup, sans autre préavis. Le vent soufflait. Le décor était posé. La réserve de bonbons débordait. Pourtant, quelque chose clochait... C'était sans compter les petits démons du jardin... oui, les mêmes qu'on avait un peu trop vite qualifié d'artistes!
Ni une, ni deux, notre courageux chevalier enfila armure et épée pour voler au secours de sa citrouille préférée. Hélas.... malgré ses efforts, la citrouille finit aux mains des vampires de la nuit. Ne se laissant pas abattre, notre chevalier prit son parti de défendre chèrement une nouvelle protégée, dûment décorée, pour tâcher de repousser vilains, monstres et autres créatures qui tenteraient, parfois déguisés, de dérober sa chère dulcinée.
Avant même que la nuit ne tombe, notre chevalier se mit à combattre fantômes et sorcières qui profitant du vent (ou l'inspirant?) ne cessaient de nous jouer des tours. La nuit finit par tomber, particulièrement effrayante. Le vent ayant laisser les arbres tout nus et sans défenses contre les sorcières volantes et les fantômes, notre chevalier y vit une signe. «Maman, les arbres sont prêts à partir en guerre!»
Sur le chemin, heureusement, notre chevalier trouva des lumières qui le guidèrent et le rassurèrent. Et après avoir combattu dans la nuit, le froid, le vent, des mort-vivants, des cow-boys, des prisonniers, des danseuses de "french cancan", après avoir dévalisé une banque (visite chez la gouverneur du Canada), notre chevalier finit par rentrer dans son foyer, certain cette fois que sa citrouille survivrait -- et surtout rassasié de tous les trésors amassés!
PS. Et pendant ce temps, mademoiselle Pirate et miss French cancan s'amusaient avec leurs pairs dans des quartiers mieux achalandés...
EDIT du 3 novembre : ne vous méprenez pas, il s'agit bien d'un vrai "démon" sur la première photo, un (des nombreux) écureuil noir, en chair et en os... et l'état de la citrouille n'est en rien simulé! La preuve...
Vraiment pas gêné!
30 octobre 2009
De l'amour, du rire, du sang et des larmes
Puisqu'il pleut, puisque les enfants sont en vacances (et donc qu'il peuvent veiller tard), puisqu'enfin nous sommes sortis en amoureux au cinéma, les bons films s'accumulent ces derniers jours. Je vous épargne les mauvais...
Mamma Mia
Nous n'avions pas été le voir par peur d'être déçus. Moi, comme ex-fan du groupe, Doudou, parce qu'il préférait rester sur ses souvenirs merveilleux de la comédie musicale à Toronto. Mais, nos filles en rêvaient. Alors ni une ni deux quand j'ai vu que le dvd était en spécial.... et on est tous tombés dans la frénésie de la musique de Abba. Depuis, le disque passe en continu, dans la voiture, à la maison, même Tintin connait les paroles par coeur! Ça me fait vraiment drôle d'entendre mes enfants chanter ces chansons-là! Elles éveillent pour moi bien des souvenirs de premières soirées, de premiers slows, très très loin d'ici... et j'avais leur âge! Pour en revenir au film, j'ai été très agréablement surprise, Meryl Streep est excellente, tout comme Pierce Brosnan, et franchement j'ai été épatée par leur performance de chanteurs!!!!
La vie en rose
Enfin vu la performance de Marion Cotillard! Et si, effectivement, j’ai admiré et aimé son jeu toujours très juste, voire époustouflant par moment, le film m’a laissée un peu sur ma faim. Trop de flash back? Trop désordre? Un début qui manque de rythme? Un peu de tout ça, mais surtout une impression que le tout ne tient pas très bien ensemble, comme des jolis tissus sur un patron difficile à monter, et dont les finitions laissent à désirer. Reste quand même Marion, qui crève l’écran, et son incroyable transformation au fil du temps, le travail de maquillage est vraiment stupéfiant! Sans compter la musique de Piaf, toujours aussi poignante...
Notes on a scandal (Chroniques d’un scandale)
J’adore Cate Blanchett, sa façon particulière de regarder en coin, sa fluidité, et son petit sourire qui semble nous dire qu’elle n’y croit pas vraiment. Dans ce film, son charme opère. Elle y tient le rôle d’une femme dans la quarantaine qui perd son innocence et surtout sa naïveté lorsqu’elle craque pour un de ses élèves et qu’elle donne son amitié à sa collègue en mal d’amour (jouée admirablement par Judi Dench, mais oui, la boss de 007!). Un film qui dérange un peu, qui montre à quel point les êtres humains sont complexes et que les apparences sont presque toujours trompeuses.. ou révélatrices. C’est extrêmement bien filmé, subtil et jamais vulgaire. Et les deux actrices sont excellentes!
Le meilleur pour la fin? Aaaaaaaaah, que j’aime Quentin Tarantino! J’ai passé un excellent moment, j’avais tellement peur d’être déçue après toutes ces critiques dythirambiques! Et non.... je veux juste y retourner pour revoir encore ces cadrages parfaits, réécouter ces dialogues uniques (j’ai VRAIMENT apprécié l’usage des langues originales) et retrouver, non pas Brad Pitt, qui est par ailleurs excellent, mais Christoph Waltz en nazi, qui franchement est diabolique à souhait! Comme toujours avec Tarantino, c’est trash. Moins sanglant que certains de ses précédents films, mais toujours aussi ironique, avec cette impression inimitable d'être toujours entre deux registres, en équilibre précaire, un peu comme dans un rêve éveillé... Si comme nous, vous êtes fans de Tarantino, vous trépignerez pour pouvoir acheter le film et l’ajouter à votre collection!
***
Mais pourquoi tout ce rose? Ma façon à moi de souligner un petit anniversaire aujourd'hui, 17 ans de mariage (et 450 films dans notre vidéothèque...)
29 octobre 2009
Retrouver son sourire
Après 17 mois de prison, Mimi est sortie de chez l’orthodontiste les dents libérées de leur bagues de fer. Et depuis, elle n’arrête pas de pratiquer son nouveau sourire, un peu forcé, les lèvres encore habituées à se retrousser au dessus des tiges de métal. Et quel plaisir de pouvoir croquer à nouveau dans une pomme!
(Pour les curieux, Mimi avait les dents du bonheur, ce qui la dérangeait. Personnellement, je trouvais que cela lui allait très bien... mais je n'étais pas dans sa peau!)
A défaut de pouvoir vous montrer son sourire – pas facile de prendre les ados en photo – voici enfin sa nouvelle chambre en blanc et gris, pas encore tout à fait terminée puisqu’il manque encore la photo agrandie qu’elle souhaite mettre au-dessus de son lit mais qui, vu le prix, attendra.
Les connaisseurs auront reconnu l'influence suédoise. Il faut dire qu'ici, en dehors de ce magasin, c'est un peu le vide... Sur la commode repeinte, portrait des deux soeurs fait par Mimi. Les galets viennent du bord de mer américain et la housse de couette une affaire à 5$ dans le coin Tel Quel. Au final, un seul achat, la nouvelle bilbliothèque blanche et basse, pour le reste, tout est recyclé!
Et pour les curieuses, le papa-qui-ne-veut-que-du-blanc-sur les murs a adoré la couleur – il faut dire que ce gris reste très discret et sur un seul mur! -- et veut bien que Yaya refasse aussi sa chambre... Le problème est que la miss n'arrive pas à se décider (remarquez, je ne suis pas non plus disposée à reprendre les pinceaux)!
Un nouveau sourire, une nouvelle chambre, une carte de débit, un peu plus de liberté, oui notre lycéenne s'affirme et a bien changé! (et que c'est dur pour notre Yaya de constater qu'elle est plus que jamais cadette...)
22 octobre 2009
Couleurs d'automne :: l'orange
L'automne déroule petit à petit son tapis de couleurs... sous la pluie et le froid! Heureusement, nous avons eu le droit à un beau week-end qui fut l'occasion d'une magnifique balade en forêt, trop jaune cependant pour que je puisse vous la montrer dans ce billet!
Heureusement, l'orange ne s'en laisse pas compter, c'est LA couleur du mois d'octobre et si on n'a pas oublié ses bases, il s'agit toujours d'un jaune avec des pointes de rouge. C'est parti pour la couleur qui donne le peps!
A l'extérieur : les érables, qui d'habitude deviennent rouges, cette année sont oranges ou jaunes. La faute à l'été trop pluvieux? Les citrouilles envahissent dorénavant les marchés et les rues. La nôtre a été attaquée par un écureuil "artiste" qui lui a fait deux yeux. Tintin court allumer chaque soir et chaque matin la guirlande de lanternes d'Halloween et rentre toujours dans sa doudoune d'automne orange de ses 3 ans. Il faut qu'on s'attaque sérieusement au décor, encore 9 jours avant le grand défilé...
A l'intérieur : mon dernier bouquet de fleurs du jardin dure, dure... et les fruits des rosiers ont une couleur de bonbon qui me plaît particulièrement. Je continue d'explorer les possibilités culinaires qu'offrent les courges, notamment cette «pépite d'or» (peut-être que la sorcière m'aidera à la transformer en or?). J'ai aussi ressorti mon plaid en laine italien sur le canapé pour tricoter au chaud. La soupe de courge poivrée, avec une petite chantilly au cumin, est un régal découvert l'an dernier. Mais j'ai envie de vous donner la recette de ma nouvelle soupe repas aux lentilles rouges (qui sont en fait oranges, on les appelle corail ailleurs) inspirée largement de la recette que l'on trouve dans le livre dont je parle ici et que plus que jamais nous consultons.
La soupe au lentilles rouges
- 1 oignon
- 2 à 3 carottes suivant leur taille
- 250 g de lentilles rouges (soit un verre grosso modo)
- 1 tranche de bacon bio (ou des lardons)
- 1 litre de bouillon de poulet
- 1/2 litre d'eau
- 1 demi-coeur de céleri
- 1 grosse tomate (ou 2 ou 4 tomates en boite à l'étuvée)
- 1 cuillère de curcuma en poudre
- 1/2 cuillère de poivre noir
- 1/2 cuillère de piment en poudre
- 1/2 cuillère de cumin en poudre
- huile d'olive
Diluer dans l'huile d'olive toutes les épices (important : le curcuma doit être dilué dans l'huile et pour mieux être absorbé doit être mélangé à du poivre), faites revenir l'oignon émincé et le bacon coupé en petits morceaux. Ajoutez le litre de bouillon, les carottes et le céleri coupés en rondelles et, lorsque le mélange vient à ébullition, les lentilles rouges et le demi litre additionnel d'eau, puis enfin le tomate coupée en gros quartiers. Saler et laisser mijoter jusqu'à ce que les lentilles (et les légumes) soient tendres (environ 20 minutes). Au moment de servir, vous pouvez ajouter au choix du lait, de la crème et de la coriandre fraîche. Une soupe délicieuse qui tient au corps et tout le monde en raffole (bon heu, j'ai du quand même la mouliner pour deux palais délicats, mais le goût lui n'a pas été discuté, au contraire!)





































Inglorious basterds 












